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2 avril 2021

Fermeture des écoles : un aveu d’échec pour l’exécutif

L’ annonce de la fermeture des écoles du président de la république mercredi 31 mars n’était malheureusement à ce stade pas surprenante. Ce sont bien le contexte de flambée épidémique conjugué à l’inaction, l’imprévision, la gestion « au doigt mouillé » et le déni du ministre de l’éducation nationale qui conduisent aujourd’hui à une nécessité sanitaire de fermeture des écoles.

Le SNUipp-FSU comme de nombreux scientifiques alertaient et prévenaient depuis des mois : d’autres mesures étaient nécessaires pour maintenir les écoles ouvertes de manière sécure, ce que JM Blanquer n’a jusqu’ici jamais voulu entendre. Aucun enseignement n’a été tiré depuis un an, le ministre n’a fait preuve d’aucune anticipation et les personnels se retrouvent aujourd’hui, veille de la fermeture des écoles, dans une situation d’impréparation identique à celle de l’an dernier.

Ainsi pour que l’Ecole puisse jouer pleinement son rôle pédagogique comme social, sont nécessaires :

L’ accès dès maintenant à la vaccination pour les personnels, la définition des cas contacts identique à celles en vigueur dans le reste de la population,

la règle de fermeture de classe fixée partout à un cas avéré, des tests salivaires massifs ciblés et réalisés partout avec le personnel ad hoc, des locaux équipés de capteurs CO2, des masques chirurgicaux fournis aux élèves et aux personnels ; cela demande également un plan d’investissement pour l’équipement informatique des familles comme des personnels (la prime informatique de 150 € versée en février ne permettant évidemment pas de s’équiper) ; cela signifie alléger les classes, recruter massivement des enseignant.s remplaçant.es,… ; cela présuppose de faire réellement confiance dans l’expertise professionnelle des enseignant.es pour l’accompagnement et le suivi des élèves, adapter les programmes scolaires pour tenir compte des mois de confinement de l’an passé, etc, etc... ,… Cela nécessite des moyens

La demande du SNUipp-FSU d’un plan d’urgence pour l’école est plus que jamais d’actualité !

Or, les annonces de fermeture des écoles la semaine prochaine soit 3 jours de fermeture, le retour du « distanciel » et la modification du calendrier des vacances scolaires aux mêmes dates pour les trois zones ne prévoient toujours aucune anticipation pour le retour en classe prévu le 26 avril prochain.

Pourtant, la future « reprise » nécessite impérativement qu’un certain nombre des modalités énoncées ci-dessus soient respectées, car c’est uniquement lorsque ces conditions seront remplies que les écoles pourront rouvrir en toute sécurité.

Pour le SNUipp-FSU, il faut pourtant que les 3 semaines à venir soient mises à profit pour préparer au mieux non seulement le retour des mois d’avril à juin, mais également commencer à se projeter sur la rentrée scolaire 2021.

Au-delà de la crise sanitaire, le service public d’éducation, comme le service public de la santé et l’ensemble de nos services publics, amortisseurs des crises, doit cesser d’être vu comme un coût et subir les politiques d’austérité, pour être investi à la hauteur des besoins.

Il ne suffit pas d’affirmer, des trémolos dans la voix, « être conscient de notre devoir vis-à-vis de notre jeunesse, « l’éducation n’est pas négociable », « nous devons nous mobiliser pour nos enfants pour les protéger et leur permettre de continuer à apprendre et leur préparer le pays, le continent, le monde auxquels ils ont droit » quand les réformes du ministère Blanquer entraînent une « stratégie du choc » scolaire, renforçant les inégalités existantes, la mise en concurrence des élèves, le tri induit par une école à deux vitesses : baisse du nombre de postes au concours, réforme de la formation initiale visant à recruter moins d’enseignant.es titulaires, suppressions de postes lors des cartes scolaires, disparition des enseignants spécialisés du RASED, attaques sans précédent contre l’école maternelle, pilotage par l’évaluation à tous les âges, « guides » ministériels dépossédant les enseignant.es de leur expertise, réforme de l’éducation prioritaire, etc, etc. Il ne suffit pas de clamer sur toutes les chaînes de télévision que "nous croyons dans cet investissement dans l’éducation. C’est le combat du siècle qui s’ouvre, nos enfants ont besoin d’apprendre, d’être ensemble" alors que ce gouvernement attaque, casse, démantèle les services publics comme jamais. Ce ne sont pas d’applaudissements ni d’hypocrites remerciements dont les soignant.es ou les enseignant.es ont besoin, mais de moyens !

Le gouvernement porte aujourd’hui la totale responsabilité de la fermeture précipitée des écoles et établissements scolaires.

Pour répondre aux inégalités qui se creusent, et anticiper une pssible poursuite de la crise sanitaire, il est urgent de décider d’un réel plan d’urgence pour l’école, afin de la doter de moyens exceptionnels au plus tôt, et impérativement pour la rentrée de septembre.

 

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