SNUipp-FSU de la Lozère
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Grève lundi 12 novembre
mardi, 6 novembre 2018
/ SNUipp 48
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Écoles, Collèges, Lycées en grève... ( les personnels territoriaux non enseignants des écoles peuvent participer à la grève de lundi)

Un budget et une politique éducative qui ne répondent pas aux vraies questions posées à l’école aujourd’hui pour s’attaquer aux inégalités scolaires et permettre la démocratisation de la réussite de tous. Un projet de loi qui n’y répond pas davantage. Des conditions d’enseignement et d’apprentissage qui se dégradent.

Face caméra 5 raisons d’être en grève le 12. ici

Et vous, quelles sont les vôtres ?

En Lozère à l’appel de la SNEC CFTC Lozère, la CGT Educ’Action, Solidaires, l’Unsa Education et la FSU.

Manifestation à partir de 10h30 au départ de la place du Foirail à Mende ponctuée par un rassemblement à 12h15 Place Urbain V (devant la Préfecture)

- POUR dénoncer les budgets de l’Education pour 2019 ;

- POUR refuser les suppressions de postes annoncées pour tous les personnels ;

- POUR refuser les réformes régressives et contraires à la démocratisation de l’éducation ;

- POUR construire une autre organisation de l’école ;

- POUR améliorer les conditions de travail de tous les agents et de tous les élèves ;

- POUR promouvoir une autre gestion des personnels ;

- POUR dénoncer le climat de défiance actuel.

Guide des "bonnes pratiques", révision des programmes, mise en place de tests neuro-éclairés en CP et CE1, nouvelle loi ...Décidément le ministre ne ménage pas sa peine pour déposséder les enseignants de leur professionnalité, sans répondre aux enjeux de lutte contre les inégalités scolaires.

Au quotidien, le ministère, relayé par ses représentants académiques et départementaux, décline sa volonté de transformer les professeurs des écoles en simples exécutants de guides de bonnes pratiques ou de tests censés leur donner le chemin à suivre. C’est insupportable et remet en cause à la fois la professionnalité mais également l’engagement des personnels auprès de leurs élèves. Décidément il ne suffit pas d’afficher la devise d’une « école de la confiance » sur toutes les plaquettes ministérielles pour que celle-ci soit effective. C’est plutôt aujourd’hui par la défiance que les enseignants et les équipes se sentent pris en considération.

Ainsi le nouveau projet de loi présenté au CSE le 15 octobre dernier, au-delà de l’obligation d’instruction à trois ans, qui va contraindre au passage les communes à accroître leur financement de l’école privée, contient tous les ingrédients d’une sérieuse reprise en main autoritaire instituant l’expérimentation au rang de règle et supprimant l’instance indépendante que constituait le conseil national de l’évaluation scolaire (CNESCO) qui faisait pourtant l’unanimité pour la rigueur et la qualité de ses travaux. Ainsi, le ministre supprime-t-il l’instance indépendante qui permettait d’évaluer sa propre politique éducative. Ce même projet de loi introduit également la nomination par le ministère des directeurs des Espé et prépare une réforme de la formation initiale qui fera des étudiants des moyens d’enseignement à bas prix et ne permettra pas d’entamer la construction d’une professionnalité enseignante.

Ajouté à cela un budget en berne avec un nombre de postes insuffisants ; En effet l’affichage d’une pseudo priorité au primaire traduite par l’annonce d’une dotation de 2 325 postes dans le premier degré est surtout médiatique. La réalité est tout autre. Cette dotation est bien insuffisante pour couvrir les mesures de dédoublement des CP et CE1 en REP et REP+ ainsi que l’abaissement à trois ans de la scolarité obligatoire. Le SNUipp-FSU a chiffré à 4 000 le nombre de postes nécessaires pour terminer le dédoublement, auxquels il faut en ajouter 1000 (selon le ministère) pour assurer la scolarisation devenue obligatoire des trois ans. Trois chiffres qui rendent l’équation défavorable pour les cartes scolaires à venir au mois de janvier prochain. Les grands perdants des fermetures de postes risquent une fois de plus de se trouver dans les départements ruraux ou pour les équipes qui bénéficient encore de l’apport qualitatif du dispositif Plus de maître que de classes.

Vous avez tous les ingrédients de la colère qui monte et qui pourra s’exprimer par la grève et dans les manifestations le 12 novembre prochain à l’appel des fédérations syndicales de l’éducation.

L’article entier sur le site du SNUipp-FSU national : ICI

Déclaration d’intention :

L’ information d’ intention de grève doit parvenir à l’IEN 48 heures avant le jour de la grève incluant au moins un jour ouvré par fax, courrier ou mail (avec accusé de réception de votre mail) messagerie professionnelle,

La déclaration d’intention doit obligatoirement comporter nom, prénom, affectation date et signature, il n’y a pas d’obligation d’utiliser le modèle fourni par l’administration.

Attention aux délais postaux !

Lettre aux parents ci dessous

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